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Quelques critiques du livre

Quelques critiques du livre
Voilà un roman étonnant "Par-dessous la meïda" de Aniss A. aux Editions Bonobo paru en novembre 2004.
Lionel DUROI pour Gayvox.com et Atitud-inn.com


Outre la qualité exemplaire de fabrication qu'on ne souligne jamais assez quand il s'agit d'un livre, vous avez là 300 pages du quotidien d'un algérien sensible qui ne la ramène pas.

Tout au long de son ½uvre, notre jeune auteur raconte avec force anecdotes son quotidien en rose et noir. Côté privé, côté publique. Le discret et l'indiscret. L'amour et le politique. L'individuel baigné dans le culturel. Passionnant si vous avez la curiosité d'aller vers l'autre qui diffère dans son c½ur, dans ses m½urs, dans son pays malmené à la mitraille qui déséquilibre les libertés. Un parfum de méditerranée au goût de soleil couchant. C'est un peu triste parfois, souvent drôle aussi et truffé d'expressions que les déracinés reconnaîtront et que les autres apprécieront tant leur poésie est particulière. Evoquant la corruption il est écrit : "Quand on travaille dans le miel, forcément, il est inévitable d'y tremper le doigt". Ou, quand il est de bon ton d'être discret sur un sujet, on dit : "Tiens ta bouche. Méfie toi-même de ton ombre". Enfin, au détour d'un dialogue, vous relèverez peut-être comme moi ce délicieux : "Espèces de civilisés, va ! Hé pisse sur mon chemin que je glisse ! Marche sur mon ombre !"
Les mots sont aussi colorés que les sentiments.

J'espère que vous vous ferez une autre idée de la beauté des c½urs étrangers après cette lecture.



Un roman gai algérien chez Bonobo
Par Hugues Demeusy /La Référence,
le bulletin d'information de l'Union des écrivains gais


Zinou est un jeune Algérien comme les autres, à la différence près qu'il est attiré par les garçons. Au milieu d'une famille très encombrante, il grandit dans la tradition musulmane. Il va découvrir l'amour avec Rafiq, pour qui cette relation n'est pas un problème, tant qu'elle demeure secrète. Zinou, lui, se révolte contre le joug de la morale et des traditions, qui l'empêchent de vivre son amour au grand jour.
Dans les années 90, de graves évènements politiques secouent le pays, déstabilisant encore plus le jeune homme. Il s'engage dans le combat tout en songeant à la France, dont la liberté des m½urs le fait rêver. Il décide d'écrire un journal intime pour un frère imaginaire, et de lui remettre par-dessous la table, puisque toutes ces histoires doivent rester cachées !
Récit autobiographique d'un jeune gai en Algérie, ce premier roman dont l'auteur souhaite garder l'anonymat, nous touche par sa fraîcheur, sa sensibilité et son humour qui parviennent à nous faire ressentir et comprendre totalement les conflits à la fois religieux et politiques, qui ont ravagé l'Algérie à cette époque.




Par-dessous la meïda
par Aniss A.
Francis Lamberg pour LaLucarne.org www.lalucarne.net




Dans les années 90, Zinou est un jeune algérien qui vit dans une paisible et confortable ville de Province.
Deux événements vont bouleverser puis forger le jeune homme : son homosexualité et le chaos politique de son pays. L'un et l'autre de ces événements pousseront Zinou à différentes formes d'engagement, et à un combat personnel et digne contre la tradition, le mensonge et l'hypocrisie. Confronté à la difficulté de vivre son amour pour Rafiq, soumis comme ses concitoyens aux risques de la peste et du choléra (le FIS et le FLN), épris de liberté et de franchise, Zinou finira en France, où il sera un fascinant et postmoderne père par défaut et par conviction.


L'½il de La Lucarne
Le récit autobiographique d'Aniss A. est littéralement porté par un style et une sincérité qui rendent le personnage de Zinou éminemment attachant et provoque une empathie que nous n'avions pas ressentie depuis longtemps pour un personnage de roman. Ses phrases sont légères et efficaces. Elles portent, avec constance tout au long du récit, l'émotion et la description. Le talent est évident et prometteur...


Extraits
"- Alors ?... Elle m'a dit qu'elle mettrait sa main au feu, tant elle est sûre que tu es...
Elle marqua un temps d'arrêt, gênée.
- Que je suis quoi ?! Un criminel, un bandit de grand chemin, un coupeur de têtes ?
Amina restait muette.
- J'ai chié dans une mosquée ?!
Ma dernière réflexion la fit sortir de son mutisme.
- Qu'est-ce que tu peux être vulgaire quand tu t'y mets ! Eh bien, puisque tu insistes, je vais tout te dire, mais surtout ne me le reproche pas ensuite ! Ma mère dit que tu es un pédé...
On y était enfin.
Je n'arrivais pas à retenir mes larmes. Je pleurais de joie !
Ce fut mal interprété par mon amie qui se mit à m'embrasser frénétiquement sur les joues, sur les mains pour me rassurer.
- Ne pleure pas ! Je n'en crois pas un mot ! Je te jure ! s'il te plait, Ssmahli (Pardonne-moi !)
Il ne fallait surtout pas rater une telle opportunité.
- Eh bien oui, c'est vrai ! C'est vrai ! C'est vrai ! "





Et bien d'autres commentaires encore, tous flatteurs, (ça me gene de l'écrire) mais je pense que plus le livre sera connu et plus il y aura de critiques en sa défaveur, je les attends de bon pied, Ahlan oua ssahlan bihoum...
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# Posté le lundi 18 septembre 2006 07:26

Modifié le lundi 18 septembre 2006 10:27

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